Them that’s got shall get / Them that’s not shall lose
So the bible said and it still is news
Mama may have, papa may have
But God bless the child that’s got his own, that’s got his own.
Ceux qui ont auront / Ceux qui n’ont pas perdront
C’est ce que disait la Bible et c’est toujours d’actualité
Maman peut en avoir, papa peut en avoir
Mais Dieu bénisse l’enfant qui a le sien, qui a le sien.
Dans son autobiographie (“Lady sings the blues“), Billie Holiday raconte que ce texte lui a été inspiré par une dispute avec sa mère au sujet de l’argent, durant laquelle elle se serait écriée “God bless the child that got his own“. Billie la prend au mot et enfonce le clou de cette formule biblique en épinglant l’enfant Jésus pour souligner le peu d’aide qu’apporte la religion. Elle commence son chant par le dernier verset de la “parabole de talents” dans l’évangile selon Saint Matthieu (“Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a” — Mt 25:29), mais elle en retourne ici subtilement la morale, qui vient à l’origine critiquer la mesquinerie du serviteur le plus pauvre, pour dénoncer aussi l’hypocrisie des plus riches.
Le titre “The child” d’Alex Gopher, dont le clip signé Antoine Bardou-Jacquet, prend le contrepoint de (ou poursuit, c’est selon) l’ellipse de “God bless the child” et met en scène un New-York entièrement typographié, dans lequel chaque chose est représenté par un mot qui l’illustre.
La suite dans 340 jours… Joyeux Noël!