Cinematon

“For one evening, become the actors and actresses of a black and white film, in short sequences recorded on the Cinematon booth: it’s as easy as a photo booth! These mini-films will be brought to life thanks to a video-mapping projection, that integrates them live on the building’s windows. Whether you want to mimic a romantic scene, a Western face-off, a burlesque stunt or the fateful moment of a thriller, don’t hesitate to come in costume!”

Le Cinématon is an interactive audiovisual installation, with video-mapping on the facade of a building. The public is invited to come along and record short sequences on the Cinematon arcade booth, using a video-matting technique (a neural-network algorithm version of the cinema’s green screen).
These sequences are then replayed in the building’s windows, whose shutters open and close virtually on a range of picturesque settings: the alien planet of a sci-fi movie, an underwater backdrop, a western saloon, a disco club, or with typical cinematic effects : stop-motion, reversed shots, etc.
Behind each of the building’s windows plays a different version of Scott Joplin’s famous “Maple Leaf Rag”: on a banjo, a church organ, steel-drums, accordion, double bass, drums and theremin (among other less conventional instruments). This gives rise to unpredictable musical collisions as the shutters open randomly, paying an odd and heartfelt tribute to the master of rag time.

Direction & programming : Vincent Goudard
Production : AIAGOS – www.aiagos.com
Commission : Nuit Blanche / Mairie de Paris, Mairie de Cachan.

Special thanks
Anthony Rushforth for helping me with neural net programming, Marc Caira for helping to cut out the arcade machine, Aaron Jonah Lewis who kindly let me use their fantastic banjo version of Joplin’s Maple Leaf Rag (go check their bandcamp!), Jean-Jacques Jaffredo, Serge de Laubier, Gladys Brégeon, Olga and Anatole for their precious advices.

Credits
Main music theme: Scott Joplin’s “Maple Leaf Rag” (1899); Aaron Jonah Lewis : Maple Leaf Rag (Banjo version); Some sounds excerpts from freesound.org: AlienXXX, LukaCafuka, ohrpilot, Nimlos, Pfannkuchn, klankbeeld – thanks to them!

The Cinematon was premiered during the Grand Paris’ “Nuit Blanche” festival, at the Maison Raspail in Cachan, on 7th June 2025… under a stormy and rainy weather! ⛈️ ☔️ ️

Media

Video to come soon. Technical rider on request.

Cinematon @ NuitBlanche-Facade

Cinematon @ NuitBlanche-Facade

Cinematon @ NuitBlanche-Facade

Cinematon @ NuitBlanche - arcade booth

Cinematon @ NuitBlanche - arcade booth

 

Real-time video matting in Max

I was testing out some real-time video matting in Max/MSP, that we developped for an ongoing project (edit: the Cinematon is out!), and realized that “sunset.jpg” demo file was a nice match for this memorable dialogue in Romero’s “Night of the living dead”… If it weren’t for all those zombies outside, it could have been such a lovely campfire scene!

Continue reading “Real-time video matting in Max”

The Brain Orchestra @ CFA’2025

Présentation de “The Brain Orchestra“, un instrument de sonification de l’activité neuronale développé en collaboration avec Sébastien Wolf, chercheur à l’Institut de Biologie de l’ENS.
C’est aujourd’hui durant le CFA de la SFA – Société Française d’Acoustique sur le Campus Pierre et Marie Curie de Sorbonne Université.

Continue reading “The Brain Orchestra @ CFA’2025”

FIB_R à Marseille — 18 avril 2025

FORAGES_FIBR_Iridologie

Performance, conférence et discussion par FORAGES (Gladys Brégeon et Vincent Goudard) qui présentera FIB_R dans le cadre des Journées d’Ouverture Scientifique (JOS) orientées sur les arts numériques.

vendredi 18 avril 2025 à 13h30

Plus d’infos sur la performance : :
gladysbregeon.net/oeuvres/fib-r
vincentgoudard.com/fib_r

Programme complet des JOS

Inscriptions


Amphithéâtre James Prescott Joule
École centrale Méditerranée, Marseille
38 rue Frédéric Joliot Curie
13013 Marseille 

jos.lis-lab.fr

Diving into unknown pleasures

Joy Division - "Unknown Pleasure" album cover
Joy Division – “Unknown Pleasure” vinyl cover, 1979.

Il y a quelque chose d’intrigant dans la pochette de l’album “Unknown Pleasures” de Joy Division (1979). On attribue souvent cette image à Peter Saville, designer pour le label Factory Records à l’époque de la sortie de l’album, mais il n’a fait que mettre en blanc sur noir un dessin déjà paru dans le Scientific American, une dizaine d’années plus tôt.

Continue reading “Diving into unknown pleasures”

#24 — Si vous trouvez la Terre ennuyeuse

Lorsqu’en 1998 j’ai acheté l’album “Psyence Fiction” de U.N.K.L.E., le projet à géométrie variable de James Lavelle, fondateur du label Mo’Wax , j’ai eu droit à une série limitée contenant un EP  bonus avec deux pistes, dont ce curieux remix de Portishead: “If You Find The Earth Boring (Portishead Plays U.N.K.L.E. Mix)“.

Lire la suite…

#23 — Un dimanche en Pologne

Mieczysław Fogg fut un des grands chanteurs polonais du XXème siècle. Né en 1901 et mort en 1990, il le traversa presque entièrement, avec ses deux guerres, sans jamais s’arrêter de faire des concerts: il en aurait fait près de 16000 durant sa carrière, ce qui ferait un concert par jour, tous les jours, pendant 43 ans — ça me semble dingue, mais c’est la radio publique polonaise qui le dit.

Lire la suite…

#22 — Le cliché de la basse lamentable

En ce solstice d’hiver, descendons le long de l’échelle dans les bas-fonds de la terre, dans le sol mineur, dans les root notes. On pourra pour cela emprunter le chemin connu de la “basse des lamentations”, une figure mélodique descendant progressivement l’intervalle d’une quarte, visant à produire son petit effet neurotoxique d’extase et de dépression, à une époque où il n’était pas toujours facile de se procurer de l’opium. Ce motif émotif est vieux de plusieurs siècles, on en trouve déjà la trace au début du XVIIe siècle chez Monteverdi, dans son “Lamento della Ninfa” ou dans le fameux “Dido’s Lament” de Purcell, l’aria de fin de “Didon et Énée” intitulé “When I Am Laid in Earth” — impossible de descendre davantage.

Lire la suite…

#21 — Broken flowers

Vous connaissiez peut-être les Tokyo Cuban Boys qui ont accompagné la grande Chiemi Eri, mais connaissiez-vous le Tokyo Ska Paradise Orchestra ? Si vous avez suivi les JO de Tokyo en 2020, vous les avez vus jouer durant la cérémonie de clôture, dans un stade complètement vide… Oui, c’est bien ça, une reprise de Beethoven version ska, joué par un groupe japonais, dans une immense arène avec des artistes survoltés et des athlètes masqués, mais désertée par le public, filmée et retransmise à des télé-spectateurs confinés sur la terre entière, et cela 75 ans jour pour jour, après que d’autres humains aient envoyé deux bombes atomiques sur ce pays. Un événement éminemment chargé de sens pour nous, humains, mais je veux bien croire que les autres espèces animales de notre planète aient parfois du mal à nous suivre.

Lire la suite…