06 — Charmeurs de serpents

Ce morceau de The Prodigy s’ouvre avec un accord wagnerien qui provient de la BO du film The Usual Suspect, sur lequel est appliqué un pitch-bend du plus mauvais goût et donc du meilleur effet, pour qui cherche à mettre un coup de pied dans la fourmilière des bonnes mœurs musicales. The Prodigy ne s’en tient d’ailleurs pas là, mais décide d’appeler son album “The Fat of The Land” en référence à une citation du dirigeant nazi Hermann Göring, reproduite dans le livret de l’album, et qui résonne de manière plutôt sinistre avec les propos actuels des dirigeants va-t-en-guerre de ce monde.

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05 — Debussoïd androïd

Dire que l’influence de Debussy est considérable dans la musique du XXe siècle serait une lapalissade, au point que le musicologue Roger Nichols posait tout bonnement les choses ainsi:

(…) une liste des compositeurs du XXe siècle influencés par Debussy correspond pratiquement à une liste des compositeurs du XXe siècle tout court.

Bam.

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04 — Transmutation spectrale

Cette œuvre de Giacinto Scelsi, composée en 1967 et jouée pour la première fois en 1969 à Venise, ne fut enregistrée et publiée qu’en 2005 (à ma connaissance) sur le label ECM, par la fameuse violoncelliste Marie-Frances Uitti, accompagnée ici par le Münchener Kammerorchester, et qui collabora pendant treize années de sa vie avec Scelsi, jusqu’à la mort de ce dernier en 1988.

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03 — A spacious house

En 1982, Jamie Principle, un jeune américain de 22 ans qui travaille dans la finance à Chicago et pratique la musique en dehors des heures d’ouverture de la bourse écrit la chanson “Your Love”. Ce titre reconnaissable dès les premières secondes par son ostinato électronique, qui déroule tout du long son motif ternaire sur une musique binaire (same old tricks), est l’occasion pour Jamie de confier à une certaine Lisa dont il s’est épris, qu’il transpire énormément quand elle est près de lui.

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02 — Glass mirror

Aujourd’hui quelques réflexions autour des musiques de Philip Glass, compositeur décrié par certains pour le minimalisme de ses ostinati à deux notes jugés simplistes, encensé par d’autres pour avoir forgé (avec Steve Reich, La Monte Young, Terry Riley, Moondog…) une esthétique de la répétition qui a, sans nul doute, influencé beaucoup de monde après lui, de Brian Eno à Yann Tiersen, de Hans Zimmer à Max Richter, de David Bowie à Colin Stetson…

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01 — Il était une fois dans l’Afrique de l’ouest

Une des musiques de film les plus iconiques est sans doute la BO du film de Sergio Leone “Il buono, il brutto, il cattivo” (c’est tellement plus chic en italien) et son fameux riff de flûte-façon-sifflet-de-train-à-vapeur.  Le thème d’Ennio Morricone, joué tantôt à la flûte, à l’ocarina, à la voix ou bien sifflée, selon les personnages qu’elle introduit, aurait apparemment été inspirée par le hurlement d’un coyote. J’ai un peu de mal à le croire.

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Da Vinci bridge and bamboos

I recently built a structure with bamboos, inspired by the “Da Vinci bridge” (which is a specific simpler case of a reciprocal frame structure).  Bamboos are neat: they grow fast, they are cheap (some people will just be happy if you cut theirs for free), they are quite strong and flexible, they’re relatively immune to rotting, though they’re organic and bio-degradable, but they are not always easy to work with when it comes to dimensioning…

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The Brain Orchestra @ JIM’2025

Présentation de “The Brain Orchestra“, un instrument de sonification de l’activité neuronale développé en collaboration avec Sébastien Wolf, chercheur à l’Institut de Biologie de l’ENS.
C’est demain, durant les Journées d’Informatique Musicale, organisées cette année sur le campus de la Doua à Lyon, par le GRAME, l’AFIM, l’INRIA et l’INSA de Lyon.